Les urbanophiles : respirez un bon coup


Moi aussi tous les matins, je respire un bon petit bol de pollution, ca me purifie. Une vidéo qui nous vient de Terre.tv :smile:

Publié le 21 décembre 2007 Source :

2 commentaires sur “Les urbanophiles : respirez un bon coup”

  1. :aprove:

    L’ÉTAT DE POUSSIÈRE (de Raymond Devos)

    Mesdames et Messieurs, si je vous disais que je suis redevenu poussière, hein ?
    vous …vous ne me croiriez pas. Vous … Vous diriez:
    – Il a un grain !
    Et pourtant si, Mesdames et Messieurs, je suis redevenu poussière !
    Alors Figurez-vous qu’il y a quelques temps, je reçois un coup de téléphone du ministère de l’Environnement:
    Il me dit:
    – Allô, Devos ? Ici Boujardet !
    Il me dit:
    – Alors, sur le plan de la pollution, ou en êtes-vous? ?
    Je lui dis:
    – Pour moi, il n’y a rien de changé ! Pourquoi ?
    Il me dit:
    – Vous ne faites jamais appel a mes services d’assainissement.
    Ben je lui dis:
    – Parce que je suis sain de corps et d’esprit !
    Il me dit:
    – D’esprit peut être , mais sûrement pas de corps. Parce que , depuis le temps que vous respirer les vapeurs d’essence et autres émanations malsaines, votre organisme doit être pollué jusqu’à la moelle des os !
    Il m’a fait peur, hein !
    je lui dis:
    – Et alors, qu’est ce qu’il faut faire ?
    Il me dit:
    – Allez donc prendre l’air sur la route de Dijon: “La belle digue digue, la belle digue, don !”
    Ben je lui dis:
    – Vous êtes de bonne humeur !
    Et il me dit:
    – Quand on a la santé !
    je me dis: ” Bon, ben je vais aller sur la route de Dijon.
    Alors je pars sur la route de Dijon.
    Comme je descendais du taxi qui m’y avait conduit …
    Ahh ! … L’air pur …. J’étouffais ! …. J’étais asphyxié
    j’avais besoin d’oxyde de carbone …
    Alors J’ai eu envie de me précipiter sur le tuyau d’échappement pour quelque bouffes !
    et manque de pot … J’ai entendu la voix du chauffeur qui disait;
    – Dis donc, ça n’a pas l’air de gazer !
    Juste le mot qu’il ne fallait pas prononcer ! Tout s’est brouillé quand
    J’ai vu son compteur devenir bleu … je suis devenu blême et quand il a mis les gaz … BOOM !
    J’ai explosé, littéralement explosé …. et je suis retourné en poussière ! …
    Dure épreuve, hein !
    Quand on se voit sur la route de Dijon, réduit a l’état de poussière, on a beau se dire:
    “La belle digue digue, la belle di ….”
    Le moral est a plat, hein !
    je me disais (en mon for intérieur): ” Il faut que tu te secoues !”
    Et puis , a la réflexion, je me disais:
    ” Non ! Si tu secoues ta poussière elle va s’éparpiller !
    Au contraire … rassemble tes esprits ! Concentre-toi ! ”
    Je me suis concentré, et a force de me concentrer. j’ai réussi a me mettre en tas ! Un petit tas ! C’était déjà ça ! … Quand on est poussière, il faut d’abord se mettre en tas ! … C’est plus propre …
    C’est plus propre pour la personne qui éventuellement viendrait vous ramasser.
    En attendant, moi, je commençais a broyer du noir, “La belle digue digue, la belle digue, don !”,
    je me disais:
    ” Bon ! … je suis inscrit à la Sécurité sociale… D’accord ! …. Mais, est-ce qu’elle rembourse les poussières, la Sécurité sociale ? je me disais:
    Sûrement pas !
    Elle va me considérer comme un déchet ! ”
    Cette pensée a eu pour effet de me mettre en boule !
    C’était mieux qu’en tas ! Parce qu’en tas, j’étais figé … Tandis qu’en boule, je pouvais évolué, rouler à droite, à gauche … tout ça !
    Et tandis que je roulais sur la route de Dijon, “La belle digue digue, la belle
    digue, don !”,
    j’ai été emporté par le vent mauvais vous savez …
    ce même vent mauvais qui emporta plus d’un poète.
    De-ci, de-la …
    Pareil a la feuille morte ! …
    D’après les on-dit ?
    Enfin, mes impressions de voyage: “On se sent peu de choses , mais on est dans le vent !”
    Et ce vent, n’est ce pas, qui m’avait porté sans faiblir jusqu’au abords de la ville de Dijon je ne sais pour quelle dépression, me laissa subitement tomber, subitement au beau milieu d’un carrefour, aux pieds mêmes d’un agent de police qui réglait la circulation, c’est a dire a un endroit protégé !
    C’est la que, matière inerte, je ressenti, oh d’abord confusément, les premières effluves des vapeurs d’essence !
    – Oh ! la vivifiante odeur de fuel qui chatouillait maintenant mes narines !
    Car la fonction créant l’organe, mes narines s’étaient reconstituées.
    Oui, je crois que dans cette reconstitution, je fus d’abord une paire de narines
    émergeant d’un tas de poussière !
    (Riant :) c’est pas joyeux à voir, mais c’est efficace !
    Oh ! Mais la tète de l’agent de police assistant à “la levée du corps” !
    Et son étonnement lorsque , après avoir figurer l’histoire, je lui dis:
    – Vous avez été une mère pour moi ! …
    Alors je suis rentré chez moi, j’ai aussitôt appelé le ministre de l’Environnement et je lui ai dis ce qui s’est passé.
    Alors Boujardet m’a dit:
    – Ne touchez à rien ! J’arrive !
    Deux heures plus tard, on sonne ….
    J’entends une voix étouffée derrière la porte:
    – Ouvrez ! Ouvrez vite ! C’est le ministre de l’Environnement
    Alors je lui ai dis:
    – Il y a pas de feu !
    Juste le mot qu’il ne fallait pas prononcer.
    Comme un ballon d’oxygène qui explose. J’ai ouvert … Personne dans les environs !
    A mes pieds … il y avait un petit tas de poussière … à coté d’un portefeuille !
    je n’affirmerais rien, hein !
    mais un ministre qui arrivait directement de sa campagne, qui devait être
    allergique a l’air vicieux de Paris ! …
    Enfin … à tout hasard, j’ai recueilli la poussière, je l’ai glissée dans le portefeuille
    et je l’ai expédiée au grand air …

    JP4U :clown:

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